Quel impact aura le confinement sur la mode et les prochaines créations ?

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Photo © Action Vance - Unsplash

Quel impact aura le confinement sur la mode et les prochaines créations ?

Avant

Il y avait les cahiers de tendances, les recommandations des planneurs stratégiques afin de préparer les collections Printemps-Été 2021. Rendez-vous était pris pour le mois de Septembre prochain.

Une mécanique bien réglée avec d’un côté :

  • Des créateurs et des grands groupes qui écrivaient la mode de demain en choisissant de suivre ou non les tendances éthiques ou écologiques…
  • Des outsiders, qui pour rentrer sur le marché, essaient de répondre à ces attentes, ces tendances, dont tout le monde parle et qui sont dans l’air du temps. A la recherche du concept qui rencontrera le marché.
  • Un rythme frénétique de créations, de collections, afin d’aller toujours dans le renouvellement permanent et la consommation sans limite.

Puis vint le confinement

Rappelons-nous, en fin d’année 2019, il était question de la 5G, de la conquête de l’espace et de l’exploration de mars. Elon Musc avait envoyé sa Tesla sur orbite et on parlait de transformer la Lune en base arrière de la terre afin d’en extraire son hydrogène.

Arrive le Covid-19, le confinement, et cette prise de conscience collective mettant en lumière la fragilité de notre système économique. Nous voici réduits à notre simple condition humaine. A notre fragilité.

L’impact est considérable, et nous n’avons pas encore, à ce jour, de quoi en mesurer ni appréhender les conséquences. Quelles soient psychiques, émotionnelles ou encore comportementales sur un plan intime. Économiques et écologiques sur un plan sociétal. Cela concerne les consommateurs, et de l’autre côté, les créatifs.

Et la suite ?

Pour la première fois depuis bien longtemps, nous allons nous retrouver dans une situation passionnante et inédite.

En effet, en ce moment, la plupart des créateurs, designers et sociétés de mode sont en train de travailler sur les futures collections. Bien sûr il y avait ce qui avait été pensé, présenté et validé avant la crise. Mais avec le Covid-19, il est impossible de faire comme si rien ne s’était passé. Il faut tout repenser.

Peut-être que cette année, une part de leurs émotions, de leur sensibilité aura été exacerbée par cette crise. Allons-nous découvrir des nouveautés tout à fait étonnantes ?

Comment les consommateurs vont-ils réagir ?

Vont ’ils avoir les mêmes gouts, les mêmes désirs. Allons-nous assister à une vague de consommation frénétique afin de rattraper le temps perdu ?

Ou bien, les tendances vont-elles s’accentuer ?  L’écologie, la préservation de notre planète, la nécessité de consommer local et de privilégier le Made in France. Limiter les importations en provenance d’extrême orient.

Depuis deux mois, je suis surpris de constater l’impact de cette crise sur les jeunes générations. De plus en plus de mes amis, me partagent, qu’à leur domicile, leurs enfants sont devenus végétaliens. Quel impact sur leur choix vestimentaire ? Le recyclage ?  Le choix de leurs souliers, de leurs bijoux ? Le confinement aura sans nul doute éveillé chez eux de nouvelles valeurs, plus en phase avec ce qu’ils sont et ce dont ils auront pris conscience durant ces deux mois de confinement : l’importance des choses essentielles et qui durent : leur famille, leurs amis. Plutôt que certaines choses qu’ils pourront désormais qualifier de superficielles.

Décidément, cette rentrée de septembre sera pleine de surprises..

 

Diagnostic de la branche sectorielle perlière française

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Diagnostic branche sectorielle perlière française - L'ADN du Luxe ® -

Un constat

En 1920 : Paris était la plaque tournante du négoce des perles avec plus de 200 marchands de perles fines installés dans la capitale. Pour les personnes qui sont passionnées par cette époque, je vous recommande de lire le merveilleux ouvrage édité par l’École des Arts Joailliers de Van Cleef & Arpels et écrit par Léonard Pouy, Docteur en histoire de l’art, avec la contribution d’Olivier Ségura, Directeur scientifique de l’École des Arts Joailliers. Ils mentionnent à plusieurs reprise la maison Worms Paris. Je tiens à les en remercier.

En 1989 : lorsque je suis rentré dans le métier, il ne restait plus que 30 négociants de perles de culture.

En 2020 : il en reste moins de 10.

Les causes

Elles sont nombreuses. Nous pouvons citer :

  • L’image très « classique » du bijou perle. Il ne faut pas oublier que les perles étaient auparavant réservées aux têtes couronnées et aux élites. Il a fallu attendre l’arrivée de la perle de culture, à partir de 1930, pour que la perle se démocratise.
  • Jusqu’à présent, le segment de clientèle n’était que féminin, donc trop étroit. Pendant de nombreuses années, il s’agissait du cadeau que l’on offrait aux jeunes filles pour leur majorité ou bien du collier reçu en héritage d’une grand-mère.
  • Nous pouvons également regretter, depuis la crise du 11 septembre 2001 et la chute des cours qu’elle a entrainé, la fin des campagnes de promotion internationales.
  • En 1990, j’avais rencontré Édith Cresson, alors Ministre des Affaires Étrangères. Je l’avais persuadé de la nécessité d’organiser la promotion de la Perle de Tahiti et de la création de son AOC. C’est ainsi que le “GIE Perles de Tahiti” a été créé. Son directeur Martin Coéroli, a mis en place un réseau international de responsables des Relations Publiques ainsi que des partenariats avec des marchands influents dans chaque pays.  Ainsi, j’ai eu l’occasion de participer aux grands salons internationaux aux côtés du “GIE Perles de Tahiti” en tant que partenaire pour le marché français.  C’était l’âge d’or de la perle de culture de Tahiti.
  • La disparition de ce GIE et le manque de structure de conseil pour accompagner les Jeunes Pousses et les PME de la branche, est un élément qui nuit au dynamisme et à l’aura de cette filière. Ce type d’organisation existe dans d’autres branches sectorielles.
  • Le dernier élément, qui n’est que la conséquence des points précédents, est le manque de potentiel économique. Les investisseurs et les fonds d’investissements, sont plus intéressés par le digital et le numérique car, à leurs yeux, il y a plus de potentiel de développement.

De nouvelles opportunités

A l’heure actuelle, l’ère du digital à profondément bouleversé les marchés et leurs structures :

  • Le consommateur cherche du sens : il devient « conso-acteur ».
  • L’acte d’achat devient une façon de s’affirmer, de s’identifier et de se reconnaître.
  • De nouvelles préoccupations apparaissent, d’ordre moral, éthiques, écologiques.

De même, dans l’univers du Luxe, il existe des « cycles de marché longs ». Le marché de l’horlogerie est en pleine phase de déclin. Le Swatch Group est en restructuration. Les milléniums n’ont plus besoin d’une montre pour avoir l’heure.   Le marché de la maroquinerie rentre en phase de maturité. Où sont les nouveaux territoires, qui pourraient constituer des relais de croissance ?

En 1920, l’arrivée de la perle de culture, a clôturé l’ère de la Perle fine. C’est ainsi que le Laboratoire Français de Gemmologie a été créé afin d’enrayer la crise et permettre aux consommateurs de distinguer les perles fines des perles de culture. Mais le mal était fait.

En 2020, l’arrivée du diamant de laboratoire ouvre de nombreuses interrogations quant à l’évolution de ce marché. Or Diamants et Perles ont le même ADN, ils sont des symboles du Luxe. Ce qui nuit à l’un, renforce l’autre…

Des perspectives considérables

La perle a une place nouvelle à prendre dans le marché à travers toute la palette de métiers qu’elle offre : Les fermes perlières, la création, les fonctions achat, tri, enfilage, contrôle qualité, la distribution…

Ceci est possible :

  • Soit en intégrant une structure déjà existante
  • Soit en vous permettant de créer votre propre entreprise ou votre marque de créateur.

La première pierre à l’édifice pour cette redynamisation sectorielle, est la transmission :

  • De la passion des perles aux élèves des écoles
  • Du savoir-faire perlier aux professionnels

J’ai décidé de consacrer une partie de mon activité à cette mission. Ceci était difficile voire impossible à réaliser lorsque je dirigeai ma maison. Mais maintenant que je suis libéré de cette charge et je vais pouvoir m’y employer.

C’est la raison pour laquelle j’ai contacté l’ensemble de mes anciens confrères marchands de perles ainsi que Madame Bernadette Pinet, présidente de l’UFBJOP afin de pouvoir réfléchir à ce projet.

 

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Les bijoux masculins : Conférence à l’Ecole des Arts Joailliers

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L'ADN du Luxe ® - Conférence de Claudette JOANNIS Le bijou Homme

Tout d’abord, j’ai eu la chance d’assister à une conférence passionnante. Elle était animée par Claudette JOANNIS, experte en joaillerie qui a écrit de nombreux ouvrages sur le bijou homme. Aussi, le deuxièmes intervenant était Gislain AUCREMANNE professeur à l’École des Arts Joailliers.

 De même, cette soirée avait été organisée par Marie VALLANET, à une date particulière, puisque le 14 février 2012 est la date anniversaire de la création de l’école.

Tout d’abord, on remarque que le bijou homme commence dans l’antiquité, mais il était très peu connu à cette époque. Ainsi, on peut le voir à travers des chaines, colliers, bagues, bracelets et boucles d’oreilles

En deuxième lieu, la thématique est le paon. L’homme se pare de ses riches parures. Puis, au XIXème siècle, on passe du paon au pingouin. C’est l’époque du dandy, il est tout en sobriété : il porte une chaine pour la montre, une canne… Plus tard, vient l’ère du bourgeois, le bijou devient sérieux…

 

On peut ainsi distinguer trois types d’hommes :

 

LE SEIGNEUR

Pour commencer, parlons des maharajas : Ils accumulent les objets d’apparat : les colliers, parures, ceinturons et épées. Sur leurs coiffures on retrouve de nombreux bijoux dont des épingles pour leur turban.

Par ailleurs, dans l’Antiquité égyptienne on retrouve des bracelets, boucles d’oreilles et bracelet de biceps.

Enfin, les bagues des doges de Venise sont une très belle illustration de cette époque.

Par conséquent, qui dit pouvoir dit également richesse, avec tous les symboles qui y sont associés : on parle alors de colliers, de chaines en or et de boutons précieux qui ornent les vestes des seigneurs et des nobles.

Aussi, de nos jours, on retrouve cette tendance avec les rappeurs contemporains qui sont dans l’art de l’accumulation : bijoux, bérets, avec des motifs ou bien des pins animaliers.

Avec le bijou de seigneur, il faut intégrer la notion de récompense :

  •  Par exemple l’épée est décorée et offerte en remerciement. On la retrouvait comme objet d’apparat.
  •  Dans l’univers sportif, il s’agit des médailles. Dans l’antiquité, elle est symbolisée par la couronne chez les grecs. Elle est censée honorée et symboliser certains dieux.

Le bijou honorifique, c’est également les grands ordres : On représente alors un grand collier. 

  • Le plus anciens est la toison d’or. En référence à Jason et aux argonautes.
  • Le collier de l’ordre du St esprit.
  • L’ordre de la jarretière « Honnis soit qui mal y pense ».
  • La légion d’honneur.

Le bijou est aussi le témoin des événements politiques 

  • On fait ici référence aux bagues tombeau des royalistes. Avec une trappe pour recevoir des cheveux.
  • Il y a aussi les anneaux révolutionnaires : bagues masculines avec un corps de bague très large.
  • Le bijou délivré donc un message. Il manifeste une opinion. Un engagement.

Le bijou est enfin le symbole de la spiritualité et des hommes d’églises. 

  • C’est tout l’univers des bijoux des cardinaux, des papes.
  • Les bagues avec Améthyste, les grands colliers en or.

 

LE MARGINAL

Tout d’abord, il y a ceux qui portent des cannes, des monocles, des boucles d’oreille. Dans la vision chrétienne dans l’antiquité : on ne devait jamais se percer le corps. Il s’agit donc d’un tournant dans l’histoire du bijou.

Ainsi, dans les tableaux anciens, le piercing était considéré comme une infamie. C’est comme cela que l’on retrouve les représentations des orques dans les livres ou les toiles. On les reconnait toujours avec leurs piercings innombrables.

Aussi, le bijou du marginal, c’est une façon de décoder les étrangers. D’ailleurs, dans la bible, les rois mages ne viennent t’ils pas avec les coutumes de leur pays, leurs riches turbans, robes et bijoux d’apparats ?

Plus tard, au 16ème siècle, Henri III était considéré comme un marginal et un efféminé. On l’appelle le “demi-femme ». Ensuite, sous l’empire, les grognards portaient des boucles d’oreille.

On peut noter :

  • L’anneau des corsaires en or. Il permet d’améliorer la vue. La Boucle d’oreille est en or car elle une utilité spécifique : elle doit servir à payer les frais d’obsèques, le jour de leur enterrement.
  • L’anneau des artisans : c’est le signe de leur compagnonnage. Il existe un symbole par métier. Les motifs sont bien souvent maçonniques.
  • Les colliers des Saint Simoniens : selon leur devise, le progrès fera une société meilleure.
  • Les bagues. De nos jours, on retrouve cette codification, ces motifs chez les Hells Angels.
  • Pour finir, nous devons parler des bijoux d’attaque. Les bagues agressives. Cette notion d’agressivité se retrouve d’ailleurs dans l’univers du rock n roll. Elles sont issues d’une tradition ancienne. La tradition des momentomories.

 

Les momentomories :

 

A partir du 16ème siècle ils apparaissent afin de rappeler que l’on est mortel. Ils sont très souvent imaginés avec des trappes mystérieuses.

On retrouve cela au XXème siècle dans le monde du spectacle et du show business. L’un des icônes de ce mouvement est l’artiste Liberace avec son côté kitch, exubérant.

 

LE DISCRET :

L’homme discret chic 

Il porte des boutons de manchette. Une Boucle d’oreille s’il est compagnon du devoir et affilié à une loge. La chevalière uniquement s’il possède des armoiries. E pour finir, une canne qui peut être richement décorée de motifs subtils.

Le discret décadent

Il est excessif en tout point. Souvent reconnu chez les Bikers, Hells Angels et star du Rock’n roll.

  • Parmi tout cela, la chevalière et le symbole de la transmission de père en fils. Ceci on le retrouve dans la devise de Pateck Philippe qui utilise ce code de la transmission dans ses campagnes de publicité.
  • Le bracelet existant depuis l’époque médiévale évolue. Le bracelet devient modulable. Parfois, il a une partie détachable comme cela existe dans l’armée. La gourmette apparait afin de pouvoir y graver un prénom. Le bracelet Force 10 de chez Fred est un très bel exemple de cette tendance contemporaine.
  • L’objet utilitaire est modifié afin de pouvoir exister au quotidien. C’est l’apparition du bijou discret pour soi. Le pendentif Chaine, la médaille qui devient un cadeau sentimental. Avec texte gravé personnalisé.
  • Il y a aussi tous les autres objets spéciaux : les boîtes à bijoux, les tabatières, clef de montre….  La plupart du temps, il y a des messages, codifiés, cryptés, que seuls les intéressés peuvent décoder.
  • Souvent le langage est caché. Il peut se retrouver dans les bagues dans des trappes mystérieuses. Il peut s’agir de cheveux. Ils sont souvent utilisés pour témoigner de l’amour ou l’amitié.
  • Fonctions plus pratiques. Les boutons de manchettes. Les épingles de cravate. Elles sont souvent humoristiques.

Pour finir. Les bijoux sont souvent gravés. 

Pour raconter l’histoire du couple. Des souvenirs des étapes de vie. Il est important de noter que bien souvent, ce sont des cadeaux que font les femmes à leurs hommes.

 

Perspectives

Selon les dernières études réalisées récemment

Les hommes n’osent pas porter les bijoux ils n’en portent pas pour des raisons sociales.

Et tous le regrettent. Cependant, tant qu’ils sont en activité, Ils osent le faire pendant les vacances. Ou bien, ils trouvent des prétextes, ils deviennent collectionneurs. Amateurs de bijoux d’occasion.

Il faut attendre l’âge de leur retraite pour que cela change. Ils n’ont plus de métier ni de fonction sociale à jouer. Ils peuvent alors laisser leur personnalité s’exprimer.

Heureusement que les nouvelles générations bouleversent les codes et osent la transgression.

L’histoire n’est que renouvellement

La conférence s’achève avec de nombreuses questions sur ce sujet passionnant.

Concernant l’avenir de ce marché, les nouveaux territoires à aller explorer ? Nous avons notre vision concernant cette question.

Vous vous interrogez sur l’opportunité du développement d’une nouvelle ligne homme pour votre entreprise, L’ADN du Luxe peut vous accompagner…

 

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Conférence à L’ING du 6 Février 2020

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L'ADN du Luxe ® - Conférence à l'ING du 6 février 2020

Tout d’abord, je suis heureux ce soir, de faire cette conférence à l’ING

Je tiens à remercier la direction de l’école ainsi que Madame Jessica Zhang de me permettre de prendre la parole.

Il y’ a 32 ans, je commençais ma carrière de marchand de perles.  Aussi, c’est à l’ING que j’ai suivi mes études de gemmologie. Il est donc logique que j’y présente mon programme de transmission du savoir-faire perlier.

A ce jour, il existe de nombreux cours sur les perles. J’ai déjà eu l’occasion de m’entretenir de cela avec les responsables des différentes écoles françaises. On y parle de mythologie, de symbolique, de rois et de reines. On voit la composition chimique, moléculaire… Des perles passées au rayon X afin de pouvoir distinguer les perles fines des perles de culture ou d’imitations.

Objectifs pédagogiques

Tout d’abord, mon souhait est de vous faire partager la dimension sensitive, émotionnelle qui existe dans cet univers à travers les 3 sens qui sont :

  • Le son : Certes, rien n’est plus spécifique que le son des perles dans des tamis métalliques. Dans les salles de tri. Que ce soit dans une ferme perlière. Ou bien lorsque c’était dans la salle de tri de la Rambaud SAS.
  • Le toucher : Les perles ont des formes infinies. Le plaisir de l’acheteur que j’ai été, c’est ce contact avec cette matière, cette rondeur, ces formes irrégulières. Que ce soit, pendant des semaines entières à trier et à sélectionner des milliers de perles parmi un océan de formes diverses aux couleurs et dimensions variées. Ou bien, à travers ce module, lorsque mes élèves pourront manipuler et apprendre le tri grâce à un large choix de marchandises en provenance des principaux pays de production. Le Japon, Tahiti, Les Philippines, l’Indonésie, l’Australie et la Chine. Selon le vieil adage : « ce n’est qu’en forgeant, que l’on devient forgeron ».
  • Le regard : C’est une dimension spécifique de ce métier : voir. Avant toute chose, il faut apprendre à rentrer dans la matière. Distinguer le lustre de surface du lustre profond. Ensuite, explorer l’épaisseur de la couche perlière. Enfin, dissocier les couleurs de bases des irisations complémentaires. Pour certaines perles, le prix est évalué en fonction de la couleur. Pour chaque subtilité imperceptible, la cotation peut varier de 10 à 20%. Et la couleur va changer tout au long de la journée.  C’est un vrai exercice de style et parfois, une course contre la montre.  Autant vous dire que savoir regarder fait partie de cet apprentissage que je souhaite transmettre.

Ainsi, grâce à cette approche, vous pourrez entrer dans mon univers et vous pourrez comprendre ce qui a entretenu ma passion, pendant ces 30 années d’activité.  C’est dans ce but, que je décidai de traverser le monde afin d’aller sur une île perdue au fin fond du pacifique. Pour que je puisse y acheter une récolte d’exception…

C’est ce que je souhaite partager auprès de mes futurs étudiants, afin de créer de nouvelles vocations pour ce métier magnifique et si mystérieux.

 

Pour cela, j’ai conçu deux modules de formation :

Le module grade 1 : Les critères d’évaluation des perles de culture

 

L’objectif est de rentrer dans la matière et je vous propose d’y arriver grâce à :

  • L’utilisation des outils spécifique du métier
  • L’expérimentation et des travaux dirigés

A l’issue de cette formation de 3 jours, vous :

  • Aurez intégré les spécificités de la production des perles de culture marine et de la greffe perlière.
  • Connaîtrez les critères d’évaluation des perles de culture de Tahiti, du Japon et des Mers du Sud. Ainsi que les perles d’eau douce.
  • Serez à même (,) d’expertiser la qualité de ces perles en Loose pearls ou en collier.

 

Le module grade 2 : Le tri et la composition

 

L’objectif est d’appréhender l’achat et le tri d’un lot de perles, ou d’une récolte :

  • Afin d’intégrer la diversité des formes et des qualités existantes pour les utiliser au mieux en création et fabrication
  • Grâce à l’apprentissage des techniques qui permettent de valoriser les perles :
    • Tri
    • Encrage
    • Appairage
    • Composition de colliers

 

Vous pourrez y arriver grâce :

  • Aux outils du métiers
  • À l’expérimentation, avec des échantillons et des Travaux Dirigés

 

Ainsi, à l’issue de cette formation de 3 jours, vous disposerez des outils :

  • Afin de savoir trier les formes et les qualités de perles dans des lots bruts
  • Pour faire des appairages pour des boucles d’oreille
  • Grâce auxquels vous pourrez comprendre les principes de la composition des colliers de perles de culture du japon, Tahiti ou South-Sea.

Je vous remercie pour votre attention et vous donnes maintenant la parole afin de répondre à vos questions.

Merci à vous.